Notre collègue, Louis Babin, est toujours au boulot sur un projet qu'il a entrepris pour l'école FACE. Vous pouvez suivre sa production sur son blog.

Je viens de lire un article fort intéressant de Brad Stone, « The Children of Cyberspace: Old Fogies by their 20» dans le New York Times, qui se pose des questions sur l'arrivé de la nouvelle génération. Après avoir vu les jeunes qui sont nés dans les années '80 et qu'il qualifie comme la « NetGeneration », voilà qu'il prend conscience que cette génération est déjà dévolue avec l'arrivée de la « IGeneration ».

Il commence par cette anecdote : 

My 2-year-old daughter surprised me recently with two words: "Daddy's book." She was holding my Kindle electronic reader.

Here is a child only beginning to talk, revealing that the seed of the next generation gap have already been planted. She has identified the Kindle as a substitute for words printed on physical pages. I own the device and am still not completely sold on the idea.

My daughter's worldview and life will be shaped in very deliberate ways by technologies like the Kindle and the new magical high-tech gadgets coming out this year - Google's Nexus One phone and Apple's impending tablet among them. She'll know nothing other than a world with digital books, Skype video chats with faraway relatives, and toddler-friendly video games on the iPhone. She'll see the world a lot differently from her parents.

But these are also technology tools that children even 10 years older did not grow up with, and I've begun to think my daughter's generation will also be utterly unlike those that preceded it.

[Ma fille de 2 ans m'a récemment surpris en disant deux mots : « Livre de papa ». Elle tenait dans ses mains mon lecteur Kindle.

Voici une fillette qui parle à peine qui dévoile le noyau d'une différence de génération qui est déjà semée. Elle a identifié le Kindle en tant de substituts pour le format de page traditionnelle. L'appareil m'appartient, mais je suis loin d'être convaincu de ce fait.

La perception du monde et de la vie de ma fille seront fortement définies par des technologies comme le Kindle et des gadgets magiques qui arriveront dans la prochaine année -- le téléphone Nexus One de Google et la tant attendue « tablet » de Apple en tête d'affiche. Elle ne connaîtra rien d'autre qu'un monde plein de livres électroniques, les chats vidéo avec la parenté éloignée via Skype, et les jeux vidéo pour jeunes sur le iPhone. Elle aura une perception du monde très différente de ses parents. 

Mais ce sont également des outils technologiques que des enfants de 10 plus vieux ne connaissaient pas. Je crois alors que la génération de ma fille aura une perception du monde différente de la génération précédente.]

Voilà de quoi porté à réfléchir. Le renouveau technologique ne semble pas connaître de ralentissement. Je me considère comme quelqu'un qui est à l'affut de la technologie d'aujourd'hui, mais je dois avouer qu'en voyant la facilité avec laquelle les jeunes s'approprient ces technologies m'impressionne. Alors, que dire des professeurs et parents qui n'ont pas nécessairement suivi le train et se voient confronté à la génération « net »? Qu'en seraient-ils confrontés à l'arrivée de la « iGénération »? 

De nouveaux défis attendent les professeurs dans un avenir rapproché. Mais les enseignants ne sont pas les seuls mis en cause. C'est également une affaire de société. Les politiques doivent être adaptées à ces nouvelles réalités si, en tant que société, nous voulons profiter au maximum de l'évolution qu'apportera cette nouvelle génération. Des choix doivent être faits pour permettre l'évolution de la société pour tirer à profit les nouveaux talents et les nouvelles visions qui se pointeront avec cette nouvelle génération. 

Serez-vous prêts ou perdus? Serons-nous prêt ou perdus? 

Faudrait peut-être y voir!

Battre avec le temps

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Il n'y a pas d'âge pour participer. 

Cela vous est probablement déjà arrivé de naviguer sur un site et vous retrouvez devant un article qui semble intéressant, mais vous faites face à une mise en page atroce à lire. Vous savez, genre fond noir et texte en couleur foncé. Ou encore un article intercalé dans un fouillis total de graphiques et de colonnes multicolores. Ou des choix de polices ultrapetites ou exagérément grandes. Ou des choix de couleurs fluo à faire lever les coeurs les plus robustes. Bon, je crois que vous me comprenez.
Voici une solution que j'ai découverte il y a plusieurs mois et à laquelle je recours très régulièrement. Cela s'appelle  Readbility. C'est un outil facile comme tout, gratuit et accessible en tout temps.
Ce service permet de transposer temporairement n'importe quelle page de l'internet dans un format plus lisible que vous adoptez dans les options offertes. Une fois vos options définies, vous créez un signet dans votre fureteur (personnellement, j'ai installé le signet comme bouton sur ma barre de signet) et quand vous croisez une de ces pages ignobles, vous n'avez qu'à choisir le signet Readability et voilà... par magie, le formatage de la page est automatiquement transformé en une belle page dénudée avec un texte des plus lisible. Pour revoir la page dans son format d'origine, vous n'avez qu'à recharger la page et vous voilà de retour face à la monstruosité originale.
Je lève mon chapeau à l'équipe de Arc90 qui travaille sur une panoplie de nouvelles technologies. 

Je viens de créer un site Wiki destiné à des échanges entre éducateurs en musique. Cela fait suite à des discussions encourues au dernier congrès de la FAMEQ ou plusieurs participants se sont montrés intéressés à la création d'un tel véhicule. Il n'y a pas beaucoup d'éléments sur le site, mais cela devrait évoluer avec la participation des éducateurs qui y accèderont. Je vous invite à vous y inscrire.


   J'espère que les participants à mon atelier Finale durant le dernier congrès de la FAMEQ ont été satisfaits. Pour moi, le temps fut trop court et je n'ai que frôlé le sujet.


  Il y a tant à voir sur ce programme si puissant. Je vais tenter d'en parler dans mes prochains billets. Entre temps, je demeure disponible pour ceux qui désirent parfaire leurs techniques avec ce logiciel. 


  En passant, en repensant à un commentaire d'une personne qui habitait hors Montréal (elle était de Québec si je ne m'abuse), les technologies modernes nous permettraient de faire des sessions en ligne, via Skype. Cela permet bien des possibilités, même pour ceux qui sont dans ma région, de pouvoir avoir des sessions, et même des minis sessions de formation sur Finale. 


   Les avantages évidents sont : 

    1. la flexibilité d'horaire et de disponibilité
    2. éviter les coûts de déplacement
    3. des cours adaptés à chaque utilisateur


  Voilà une idée à développer.

   Une fin de semaine remplie de découvertes, de rencontres et de retrouvailles. Le congrès annuel de la FAMEQ 2009 est maintenant consigné dans le tiroir des souvenirs, dans mon cas, dans celui des souvenirs agréables. 

   Sur un premier temps, je félicite les organisateurs et toute leur équipe pour leur travail et leur attention. Ayant l'expérience d'organiser de tels événements, je comprends très bien la problématique de naviguer les mers houleuses qu'est un congrès. Messieurs-dames, vous avez réussi à mener l'équipage à bon port et je vous lève mon chapeau. Bravo!

   N'étant pas dans le milieu de l'éducation depuis plus de vingt ans, j'ai été content de constater qu'une chose n'a pas changé, la passion pour la musique et pour l'éducation. C'est encourageant de constater l'ouverture d'esprit et la volonté de continuellement se renouveler pour améliorer les outils et méthodes qui peuvent être employées pour aider les passionnés à insuffler leurs passions à leurs élèves. 

   J'ai constaté l'évolution de la technologie qui ouvre de nouvelles frontières à l'art pédagogique et comment plusieurs pédagogues usent de leur imagination pour l'intégrer à leur vie professionnelle. Cela est encourageant et motivant.

Un de nos collaborateurs, Louis Babin, nous annonce sa collaboration en tant que compositeur en résidence à l'école FACE dans le cadre de leur 35e anniversaire de fondation. 

Voici un lien à son blog

Bravo Louis. 

Les préparations vont bon train pour mon atelier au prochain congrès de la FAMEQ

J'y présenterai le logiciel Finale, plus précisément son utilisation dans un contexte pédagogique. Cela fait un bout de temps que je n'ai pas pensé à me mettre dans un contexte scolaire, mais cela me revient. Je crois que j'aurai des points accrocheurs.  

En faisant le tour du sujet, je suis inspiré à développer un cours spécifiquement pour l'utilisation de Finale et plus tard sur Sibelius pour les enseignants de musique.

Hier soir, j'ai eu le bonheur d'entendre le premier concert de la nouvelle saison de la SMCQ. Intitulé Souffles, ce concert était le début d'une panoplie d'événements entourant le 50e anniversaire de carrière de Gilles Tremblay

Le concert débuta dans l'obscurité. Une lumière s'alluma hors scène et nous vîmes l'ombre d'un violoncelliste (Emmanuel Tremblay) qui se mit à jouer et chanter la première oeuvre, Salve Regina de Simon Bertrand. D'inspiration grégorienne, l'oeuvre fut suivie sans interruption par l'ensemble sous la direction de son directeur, Walter Boudreau, par l'interprétation de Et je reverrai cette ville étrange... du regretté Claude Vivier.

Ce collé/fondu fut très efficace et imaginatif. Plus de 25 ans après son décès, Vivier demeure une figure imposante dans le spectre musical québécois. 

Ont suivi trois oeuvres du célébré, Gilles Tremblay

Premièrement Souffles (Champs II), une oeuvre écrite en 1968. Ce qui est marquant est, premièrement, l'orchestration éclectique, comprenant 2 flûtes, un hautbois, une clarinette, un cor, 2 trompettes, 2 trombones, 2 percussions, piano et contrebasse. Il y a un jeu de stéréophonie intéressant, les deux paires de cuivres étant assises à droite et à gauche de la scène. Ce qui permit des échanges de sons qui se promenèrent de gauche à droite et vice versa. Tremblay possède une personnalité enjouée que l'on découvre dans des sections aléatoires, sous le contrôle du chef dans le cas présent. Maître Boudreau se déplaça de son pupitre pour faire un jeu d'échanges entre les joueurs, pointant à l'un, puis à l'autre, invitant chaque joueur à tour de rôle de participer avec une petite intervention. 

Après l'entracte, un trio encore plus éclectique se pointa pour nous présenter Triojubilus (de 1985) pour flûte, harpe et percussion, plus particulièrement dans ce cas un agrégat de 32 cloches à vaches. Encore une fois, Tremblay nous amène dans un monde sonore plein d'inventions. Des effets spéciaux de la flûte et de la harpe explorent plusieurs éléments d'intérêt pour le compositeur. Les interprètes explorent le silence, la spatialisation, des glissandos et un monde rythmique à la fois intrigant et envoutant. Les interprètes étaient Marie-Hélène Breault à la flûte, Valérie Milot à la harpe et la percussionniste Marie-Josée Simard aux percussions. Elles étaient des plus impressionnantes et méritaient bien l'ovation qu'elles ont reçue. 

La soirée fut clôturée par Vers (Champs III) de 1969 encore une fois de Gilles Tremblay. De retour sur le podium, Walter Boudreau mena ses forces d'une main habile, extirpant des sonorités encore une fois merveilleuses. M. Tremblay explique sa pièce comme suis : 

La majeure partie de cette oeuvre a été composée au printemps et est volontairement imprégnée par ce moment. D'où l'idée d'éveil, de croissance VERS... D'où également l'organisation formelle présidée par deux pôles : l'idée de croissance, associée en général aux soli, l'idée d'attraction de cette croissance (comme le fait le soleil dans notre constellation, tout le végétal tendu vers lui nous en est témoin), associée en général aux groupes.

Quant au sous-titre Champs III - après Champs I et Souffles (Champs II)-, il évoque surtout la technique musicale et poétique. Le mot est utilisé par analogie avec champ magnétique. Ici : champs harmoniques et de timbres, champs de durées, champs mélodiques, etc.

Tout honneur est dû à la SMCQ qui nous propose ces événements pour souligner la carrière de Gilles Tremblay. Je vous invite à visiter leur site pour plus d'information sur ces événements et bien pour des renseignements supplémentaires pour ce qui est de leur saison. Site de la SMCQ.  



SÉRIE HOMMAGE / Gilles Tremblay: à propos du concert d'ouverture de la SMCQ from smcq on Vimeo.